Grand Petit Arbre
C’est un vénérable centenaire, sans doute à cheval sur trois siècle mais qui ne la ramène pas comme on dit de nos jours. Nous sommes tous passé devant, enfin, tous ceux qui avait enfilés leurs chaussures de rando et chargé le sac sur les épaules ce premier Avril 2025 au départ des Gallands pour le col du Fays et retour par le tunnel. Personne ne l’a remarqué, y compris votre serviteur. Faut dire qu’il ne dépassait pas la hauteur des genoux. On verra pourquoi. C’est en triant mes photos le soir qu’il m’a sauté aux yeux.
Je veux parler d’un genévrier, mais pas celui que l’on croise d’habitude en rando et que l’on évites de peur de se faire piquer. C’est un genévrier de Sabine, une des six espèces présentes en France et un des plus rares avec le genévrier Thurifère. On ne le trouve qu’en montagne où il ne s’installe que sur les versants chauds et secs, jusqu'à plus de 2000 m dans les alpes du sud.
De la famille des conifères, il ne possède pas d’aiguilles mais des feuilles en écailles d’un vert profond plaquées sur la tige comme les tuiles d’un toit. Il ne possède pas de tronc, ce qui ne l’aide pas à prendre de la hauteur mais uniquement des branches qui partent directement du sol. De prés il ressemble à un cyprès couché.
C’est une plante à la sève toxique mais aux propriétés médicinales connues depuis l’antiquité, Voir la fiche Wikipédia pour ceux que cela intéresse. J’ai mesuré sa superficie sur photo aérienne, il s’étale sur plus de 250 m², presque 20 m de diamètre. Il aurait un tronc, il pourrait faire de l’ombre à un bon demi-millier de brebis.
Le genévrier de Sabine comme son cousin le genévrier Thurifère, qui à un tronc lui, peut vivre plusieurs siècles si on ne le déloge pas pour installer une piste ou des panneaux solaires. Celui là, vu sa taille doit battre des records. J’ai envoyé sa fiche de présence au conservatoire Botanique de Gap Charance. Ils trouveront peut-être son age et pourquoi pas permettront son classement comme arbre remarquable.
Pour terminer, du sommet de la Grésière ou nous avons piqueniqué, on apercevait à l’ouest, les Trois Becs, les trois sommets de la forêt de Saoû, la seule montagne de France où se côtoient les six espèces de genévriers autochtones de France.